November 15, 2021

L’Association canadienne de l’immeuble affirme que les ventes de maisons au pays ont connu, au mois d’octobre, leur plus forte augmentation mensuelle depuis juillet 2020, et ce bien que le nombre de nouvelles inscriptions ait chuté d’environ 20 % par rapport à il y a un an.

Selon l’association, les ventes de maisons corrigées des variations saisonnières se sont chiffrées à 53 746 le mois dernier, une hausse de près de 9 % par rapport à 49 485 ventes en septembre.

Sur une base non désaisonnalisée, il y a eu 52 538 ventes, une baisse de 11,5 % par rapport aux 59 344 ventes d’octobre 2020.

Les agents immobiliers et les économistes ont interprété la baisse des ventes d’une année à l’autre ainsi que la diminution des inventaires et la hausse des prix comme un signe d’un nouveau resserrement du marché.

Bien que les acheteurs se soient précipités pour acheter des propriétés à la fin de l’année dernière, alors que les restrictions liées à la COVID-19 ont ruiné leurs projets de vacances et les ont maintenus physiquement éloignés, cette année s’annonce différente.

« Les acheteurs sont très découragés, très fatigués, et ils ont juste l’impression que les prix sont constamment inabordables », a déclaré Nasma Ali, une courtière chez Remax Hallmark Realty.

« Beaucoup d’acheteurs commencent à se dire que ce n’est peut-être pas dans leurs projets de cette année, et peut-être que nous devrions faire une pause et commencer à chercher l’an prochain », a-t-elle expliqué.

Ils sont découragés parce que moins de propriétaires sont prêts à mettre leur maison sur le marché.

Le nombre de nouvelles inscriptions le mois dernier s’est élevé à 61 128, en baisse de près de 20 % par rapport aux 76 046 à la même période l’an dernier.

Ceux qui ont résisté à la tendance et mis leurs maisons en vente ont obtenu des prix croissants.

Le prix moyen national des maisons non désaisonnalisé était de 716 585 $, en hausse de 18,2 % par rapport à octobre 2021.

En excluant les maisons de la région du Grand Vancouver et du Grand Toronto, le prix moyen national diminue de plus de 155 000 $.

L’économiste principal de BMO Marchés des capitaux, Robert Kavcic, pense que la hausse des prix signifie qu’il est temps pour le gouvernement et les organismes de réglementation de freiner les conditions actuelles.

« Il est plus que temps que le marché canadien de l’habitation ait des taux plus élevés, et l’élan est toujours à la hausse jusqu’à ce qu’ils le soient », a-t-il écrit dans une note aux investisseurs.

Il a analysé les données d’octobre comme un signe que le marché est « complètement raffermi » après un « ralentissement » au cours de l’été.

« Le marché est toujours tendu et la demande continue de se régaler grâce aux taux hypothécaires bas, à un marché du travail solide, aux attentes de hausse continue des prix et probablement à une activité supplémentaire avant les hausses des taux hypothécaires [en particulier pour ceux qui ont un contrat en main] », estime-t-il.

Mme Ali croit qu’une partie de l’épuisement des acheteurs va s’atténuer au début de 2021, surtout si les taux restent bas, mais elle pense que l’inventaire sera encore difficile à trouver pendant des mois.

« En janvier, février, il y aura beaucoup plus d’acheteurs et nous aurons toutes les personnes fatiguées qui reviendront […] et nous n’avons toujours pas d’inventaire », a-t-elle projeté.

« Donc, ça ne va pas s’améliorer en janvier, mais je pense qu’au printemps, quand il y aura plus d’inventaires, ça ira un peu mieux. »

Note aux lecteurs : Ceci est une version corrigée d’une dépêche transmise le 15 novembre 2021. Dans une version précédente, La Presse canadienne écrivait que les ventes non désaisonnalisées et les prix moyens nationaux des maisons non désaisonnalisés étaient en baisse par rapport à 2021. Ils sont tous deux en baisse par rapport à 2020.

 

Tara Deschamps – La Presse canadienne
15 novembre 2021

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